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Orvia, Portée par l'international, la PME projette 150 recrutements

Publié le 10 avril 2015 Mis à jour le 12 avril 2015

Dans l'optique d'atteindre 100 millions d'euros de chiffres d'affaires, Orvia va investir 15 millions d'euros en France et à l'étranger ainsi que recruter 150 salariés. Déjà implanté en Chine et en Hongrie, ce groupe familial vendéen de 400 personnes aborde une nouvelle étape de son expansion internationale.

Soixante-treize millions d'euros de chiffre d'affaires en 2014, contre soixante-huit millions lors du précédent exercice, cent millions d'euros visés d'ici à quatre ans... Benoît Gourmaud, président du groupe Orvia, spécialisé dans la sélection génétique et l'accouvage industriel des palmipèdes (canard, oie) et des poussins de chair, voit grand. Surtout à l'export, le marché français étant « mature et saturé », explique-t-il. Le groupe, dont le siège social est situé à Montaigu, réalise aujourd'hui 23 % de son chiffre d'affaires à l'étranger. Mais, à l'avenir, son P-dg compte faire passer cette proportion à 50 % et mise, dans cette optique, sur la sélection génétique des palmipèdes, une activité pour laquelle le groupe revendique 20 % du marché mondial. Cette conquête à l'international a démarré avec l'implantation d'une filiale en Chine en 2010, après dix ans de prospection. Puis, Orvia s'est installé depuis un peu plus de deux ans en Hongrie. Produire à l'étranger permet de « se rapprocher du marché local, d'être plus près des exigences des clients (NDLR : 500 à l'étranger et 120 en France) et des contraintes liées à notre activité centrée sur la reproduction du vivant », ajoute Benoît Gourmaud.

Prochaine étape : la Bulgarie

Orvia entend bien accroître ses capacités de production en Asie, un marché qui pèse dix fois plus que le marché européen, ainsi que dans les pays de l'Est. Des centres d'assemblage génétique, qui permettent de donner naissance à des reproducteurs, seront développés en Chine et en Hongrie. Combien ? « Autant qu'il y aura de clients potentiels », répond le P-dg. « Nous sommes, par ailleurs, en train d'investir en Bulgarie où nous avons pour projet d'installer un couvoir ». Là aussi, de quoi « être plus proche de nos clients, notamment de ceux situés au centre de la Russie, en Turquie et en Azerbaïdjan et de créer des ponts de fabrication ». Le dirigeant cible également un autre pays de l'Est mais le projet reste pour le moment confidentiel. Ainsi, Orvia prévoit d'investir 7,5 millions d'euros pour conforter sa présence à l'étranger. Sur ces marchés, la demande est due principalement à la percée de nos produits : canards Mulard, de Barbarie et Pékin.

7,5 millions d'euros investis en France
Si la croissance du groupe vendéen est plutôt tournée vers l'international, Orvia maintient ses programmes d'investissement sur le sol français. 7,5 millions d'euros seront ainsi investis dans les trois ans. Sur l'Hexagone, le groupe possède déjà six sites de production consacrés à l'accouvage et à la sélection génétique, dispersés sur l'arc atlantique, les régions tempérées étant mieux adaptées à l'activité. Et une nouvelle unité d'accouvage va venir compléter le dispositif industriel. Le site sera opérationnel à Saint-Hilaire-de-Loulay en juin 2016. Coût de l'opération ? Cinq à six millions d'euros, chiffre Benoît Gourmaud.

150 recrutements en 2015
Au total, Orvia va donc investir 15 millions d'euros. Ce qui passe inévitablement par le recrutement de nouvelles compétences. Le groupe qui emploie 400 salariés table sur 150 emplois supplémentaires cette année, dont 100 à l'international. Les effectifs étrangers grimperont alors à 200 personnes. Aujourd'hui, le but n'est pas de rechercher la rentabilité sur les capitaux investis. C'est de garder un niveau de rentabilité souhaitable (NDLR : 8,3 % en 2013 d'après le palmarès de L'Express-L'Entreprise) pour s'autofinancer et rester le plus longtemps une entreprise familiale et indépendante », conclut-il.

Florent Godard
Journal des Entreprises

Mis à jour le 12 avril 2015